Critique film
Publié le 04/10/2017 à 10h26 par Fred
The Jane Doe Identity
7,5 /10

Quand la police leur amène le corps immaculé d'une jeune fille inconnue, surnommée alors Jane Doe, Tommy Tilden et son fils, tous deux médecins légistes, pensent que l'autopsie ne sera qu'une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l'intérieur du corps de la défunte. Alors qu'ils commencent à assembler les pièces d'un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium...

Lauréat du Prix du Jury Jeunes lors du dernier festival de Gérardmer, "The Jane Doe Identity" est le deuxième film de André Øvredal. Le réalisateur s'est battit une sympathique réputation grâce à "Troll Hunter". Un premier film basé sur les principes du found footage. Souhaitant revenir à une forme de réalisation plus traditionnel, André Øvredal plonge dans un huis clos surnaturels au sein d'une morgue suite à la découverte d'une inconnue alors surnommée Jane Doe.

André Øvredal pose les bases de son film de façon simple; un corps immaculé découvert dans une maison, la cause de la mort à déterminer et l'identité du cadavre à découvrir. De façon très clinique et froide, on assiste aux premières constatations médicales. La réalisation est très sobre, la caméra est en plan fixe et le montage à la limite du documentaire. Le réalisateur propose une ambiance très immersive. A chaque nouvelle constatation, il embarque avec lui le spectateur qui se surprend à chercher le détail qui cloche, le signe qui va faire basculer le film.
Aider en cela par un duo père/fils parfaitement interprété par les acteurs Brian Cox et Emile Hirsch. Une relation qui sort des clichés du genre. Ici, pas d'ados rebelle en guerre ouverte avec le patriarche, mais une relation plus subtile ou se mêle complicité et désir d'expansion. Dans la première partie, la réussite repose sur le jeux d'enquête porté par les deux acteurs enfermés dans la morgue. Un huis clos oppressant se met en place, entrecoupé par les scènes de découpage du corps parfait de Olwen Catherine Kelly. Nul ne besoin pour le réalisateur d'en rajouter, l'ambiance pesante enfonce le spectateur dan son siège.
Les éléments fantastiques se mettent alors en place petits à petits. Le film bascule dans une autre réalité. Plus les différentes parties du secret de Jane Doe se révèlent, plus la réalisation devient chaotique. Fini la camera posée et les plans cliniques, les séquences deviennent tremblantes, les plans camera à l’épaule font monter la pression, comme une présence étrange. Tel un esprit , toujours présent derrière l'épaule des deux acteurs. Bien qu'allongée sur le froid poste d'autopsie, Jane Doe ne semble pas prête a abandonnée ce monde.

Même si la deuxième partie présente quelques défauts, André Øvredal se laissant parfois aller à des effets faciles pour surprendre son auditoire. "The Jane Doe Identity" se révèle un hommage aux films de genre old school. Une autopsie qui va vous faire remonter jusqu'aux croyances et aux peurs les plus anciennes de l'humanité.

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