Test jeu vidéo
Publié le 15/05/2017 à 18h34 par Pikminouchon
Little Nightmares
7 /10
PLATEFORME
ÉDITEUR DU JEU VIDÉO

ACTION - AVENTURE

Dévoilé en 2014 sous un autre nom, c'est aujourd'hui à peine que le jeu de Tarsier Studios débarque sur le marché. Edité par Bandai Namco, il s'agit d'un jeu de plate-formes mélant horreur et infiltration, faisant largement penser au jeu Limbo sorti il y a quelques années, ou, plus récemment, à Inside...

Dans ce titre, tout est question d'ambiances, de non-dits : vous incarnez un enfant en ciré jaune (son sexe n'est pas déterminé au départ et son nom jamais mentionné...). Tiré d'un mystérieux cauchemar où une étrange silhouette se profilait, l'enfant se réveille en sursaut dans ce qui s'avère être une prison poisseuse et fatalement mal éclairée. S'en suivra dès lors une aventure plateformesque où le petit ciré jaune devra échapper à de nombreux pièges mais aussi à de monstrueuses créatures humanoïdes toutes difformes... L'histoire se raconte au travers de plusieurs chapitres, que vous pourrez redécouvrir plus tard, dans n'importe quel ordre. Ils introduisent doucement les mécanismes du jeu : ainsi, les ennemis n'apparaissent qu'à partir du 2ème chapitre, le 1er demandant au joueur de s'accoutumer aux commandes les plus usitées par la suite (s'accrocher aux objets, s'accroupir, lancer...) .
L'univers de "Little Nightmares" est très spécial, très "dark", et l'ensemble est largement laissé à l'imagination du joueur grâce aux petits indices visuels disséminés dans le superbe décor.
A ce propos, évitez à tout prix de regarder des vidéos de ce jeu, moins vous en saurez et plus vous savourerez une aventure, certes courte, mais jamais redondante.

Niveau jouabilité, votre petit avatar peut bien sûr sauter, attraper des objets ou s'éclairer à la faible lueur d'un briquet... et c'est à peu près tout ! Il n'y a aucun tutorial, aucune jauge affichée à l'écran : l'ensemble est très cinématographique. La mort, immédiate en cas d'échec. Vous reprendrez au check-point précédent.

Dès lors, il faudra toujours se faufiler en silence pour éviter les divers pièges, humanoïdes ou non. Et bien observer ce qui vous entoure ! Aidez-vous des nombreux indices affichés à l'écran : des traces de parquet sur le sol ? Un meuble a dû bouger... Des empreintes de mains sur le frigo ? Essayez donc de l'ouvrir... Tout l'univers macabre du jeu est parfaitement mis en scène et éclairé avec un sens du détail qui fera penser le cinéphile averti aux films de Caro et Jeunet, en particulier, "La Cité des enfants perdus" : la palette de couleurs est sombre, avec une prédominance pour la couleur kakie. Seul le jaune du ciré de l'enfant apporte une touche de lumière et, bien entendu, il est visuellement plus facile de le percevoir dans les ténèbres. Grâce à l'Unreal Engine 4, la prison, les cuisines, le dortoir, et tous les autres environnements du jeu sont parfaitement éclairés et mis en scène. De nombreux objets sont interactifs aussi : votre petit bonhomme peut tenter pas mal d'approches pour se sortir de ce cauchemar...

En écho aux graphismes léchés de "Little Nightmares", un gros travail a été fait sur la partie sonore du jeu. Si les thèmes musicaux sont rarissimes, les grincements inquiétants, les grognements et les cris lointains ne vous laisseront pas de marbre : jouez au casque, l'immersion n'en sera que meilleure !

"Little Nightmares" s'avère donc être une bonne surprise : même s'il fait inévitablement penser à d'autres jeux du même tonneau, sa réalisation superbe vous plongera dans un vrai petit délire Lovecraftien. On regrettera sa brièveté (comptez 4 grosses heures pour le boucler...) mais aussi certains problèmes de caméra amenant des chutes mortelles régulières : retour en arrière et gros loadings en perspective ! Ça casse l'ambiance et on espère une mise à jour rapide afin de profiter plus sereinement de cette pépite horrifique...
+
LES POINTS FORTS
LES POINTS FAIBLES
-
+ BELLE AMBIANCE !

+ TRÈS CINÉMATOGRAPHIQUE

+ RÉALISATIONS GRAPHIQUE ET SONORE AU TOP
- CAMÉRA PAS TOUJOURS BIEN RÉGLÉE

- GROS CHARGEMENTS ENTRE CHAQUE « MORT »

- UN PEU COURT QUAND MÊME
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