Test jeu vidéo
Publié le 21/03/2019 à 11h19 par Pikminouchon
Metro Exodus
7 /10
PLATEFORME
ÉDITEUR DU JEU VIDÉO

FPS

Un univers apocalyptique. Une surface invivable et irradiée. Des rescapés réfugiés sous les profondeurs du métro moscovite. Pas de doute, la série des "Metro" sait rapidement nous mettre dans une ambiance tendue et peu confortable, grâce à une mise en scène percutante et des graphismes léchés... Pour autant, qu'apporte ce énième FPS tiré de la série de romans éponymes ?

Vous incarnez le très mutique Artyom, un soldat russe qui a passé toute son existence sous terre, dans le Métro, à le défendre. Optimiste, et en dépit de tout soutien ou presque, il s'est mis dans la tête d'aller fouiller la surface contaminée, persuadé qu'il y a, quelque part, d'autres survivants. Son obstination lui donnera rapidement raison et c'est en compagnie de sa femme Anna et de quelques Spartiates (l'unité d'élite du Métro), qu'il finira par s'aventurer, en train, sur les terres sauvages, souvent gelées et peuplées de créatures hostiles, humanoïdes ou non. Histoire aussi de mettre à jour une funeste conspiration qui finira tous par les rattraper !
Le train utilisé par votre escouade, l'Aurora, est surtout le prétexte idéal pour trimbaler le joueur d'un environnement à un autre, après avoir bien entendu, nettoyé la zone de fond en comble. Les marais de la Volga, la mer Caspienne, la taïga... vous allez voir de la Russie, soldat !

Comme tout bon FPS qui se respecte, ce Metro Exodus est fidèle au cahier des charges : un arsenal percutant et améliorable, des couloirs sombres à n'en plus finir, des missions secondaires optionnelles... et de très beaux graphismes ! Sans doute un des points forts de ce jeu, de magnifiques panoramas vous seront régulièrement offerts, les effets de lumières ou météorologiques sublimant l'ensemble. Le jeu s'offre pour l'occasion un cycle saisonnier ainsi qu'une alternance jour/ nuit ; les zones traversées, bien plus ouvertes que dans les deux opus précédents, donnent même l'illusion que les personnages évoluent dans un FPS en monde ouvert, alors que tout est très bien balisé, à l'exception de 2 zones spécifiques, largement plus ouvertes. A noter aussi que les intérieurs sont très réussis et remplis de petits bonus à collecter, dont certains comme les dossiers ou les enregistrements, sont là pour enrichir le lore de la série. Bref, ce Metro Exodus parvient à donner le change, malgré ses limitations de game design.

Le bestiaire rencontré arrive également à nous feinter et se révèle finalement peu inspiré, certaines créatures noctambules étant de simples copier-coller avec juste de simples aménagements cosmétiques.
Plus réussis, les visages des divers protagonistes se veulent réalistes mais, hélas, la motion capture est un peu datée et rend parfois certaines scènes maladroites. Choix malheureux et volontaire du studio 4A Games, Artyom est un héros totalement mutique, ce qui offre souvent des situations cocasses : votre interlocuteur vous raconte sa vie et répond tout seul à ses propres questions, silences inclus.... Un peu génant.
D'ailleurs, le doublage en français va du très bon (Melnik, le père de votre femme est doublé par un vétéran chevronné, José Luccioni) au très mauvais (la voix d'Anna !)... Heureusement, il est possible de modifier tout cela dans les options : pourquoi ne pas jouer carrément en russe, d'ailleurs ?

Toutes ces petites maladresses techniques n'occultent pourtant pas un gameplay classique servi par des petites touches sympathiques : par exemple, le nettoyage de la visière de votre casque de combat, le remplacement régulier des filtres à gaz vous évitant l'asphixie, les toiles d'araignée à brûler au briquet, etc... De même, l'amélioration des armes ou la fabrication des munitions peuvent se faire n'importe où : posez votre sac à dos au sol et faites votre petite tambouille, à condition qu'il n'y ait aucun danger autour de préférence ! Bien entendu, de réguliers havres de paix permettent de faire la même chose, bien au calme cette fois. Bien vu, le craft !
Ainsi, même avec 3 armes sous la main, bien équipées (crosse, silencieux, viseur...), il sera tout à fait possible de palier à n'importe quelle situation, veillez juste à les entretenir pour éviter qu'elles ne s'enraillent au moment le plus critique.
L'approche en terrain ennemi pourra également se faire en gros bourrin ou tout en finesse, au choix ! Le jeu vous encourage d'ailleurs à utiliser l'infiltration le plus souvent possible : soufflez sur une bougie ou éteignez une lampe et, hop ! , vous devenez "invisible" aux yeux de l'ennemi... Un peu simpliste, mais finalement efficace car on se prend souvent au jeu. En même temps, ce petit tour de passe-passe révèle une IA des plus simplettes... rendant les gunfights peu intéressants au final. Un conseil : évitez les niveaux de difficulté les plus bas afin de jouer dans un parfait équilibre infiltration/ tir.

Si on considère que ce 3ème épisode de Metro est techniquement le plus abouti de la série à ce jour et profite d'une direction artistique de haute volée, il faut admettre que de nombreuses petites imperfections viennent entacher ce désir de bien faire... La mise en scène est déservie par un médiocre jeu d'acteurs, le gameplay dirigiste a été vu mille fois en dépit de quelques petites singularités propres à la série, l'univers se cantonne à des zones très balisées pour leur grande majorité. Pire, les gunfights sont à la longue laborieux...
Ambitieux, il reste cependant un jeu attachant avec son univers unique et très flatteur pour la rétine. Mais pour ce dernier "Metro", on aurait quand même souhaité un meilleur gameplay, plus soigné et surtout, plus original.
+
LES POINTS FORTS
LES POINTS FAIBLES
-
+ LE PLUS ABOUTI DES "METRO"

+ BEAU COMME UN CAMION !

+ LE CRAFT ET L'INFILTRATION
- DOUBLAGE IGNOBLE DANS L'ENSEMBLE

- SCÉNARIO MÉDIOCRE

- LE BESTIAIRE PEU INSPIRÉ

- RÉPÉTITIF SUR LA FIN.
  VOUS AIMEREZ AUSSI :
  COMMENTAIRES :
Prénom :
Mail :
Votre mail ne sera pas publié  
Code de vérification
:
0 commentaire