Critique film
Publié le 22/01/2026 à 10:19 par Grégory
Daikaiju Gamera

7 /10
Suite à une explosion nucléaire, une tortue préhistorique émerge de l'océan et détruit des villes au large du Japon. Son nom est Gamera.
Quand on parle de monstres géants japonais, Godzilla vient presque toujours en premier à l’esprit. Pourtant, en 1965, la société Daiei lance sa propre créature avec "Daikaiju Gamera", réalisé par Noriaki Yuasa. Et contre toute attente, ce film pose les bases d’un kaijū qui va rapidement se démarquer du reste.
Gamera n’est pas un monstre comme les autres. Tortue géante réveillée par des essais nucléaires, il débarque avec son allure massive et son regard impassible, mais laisse déjà transparaître quelque chose de différent. Là où beaucoup de kaijū incarnent uniquement la destruction, Gamera semble hésiter. Il détruit, certes, mais il observe aussi. Et surtout, il réagit à l’humain, notamment à travers le regard d’un enfant, élément clé du film.
L’histoire reste simple et parfois naïve, mais c’est aussi ce qui fait son charme. Les personnages interprétés par Eiji Funakoshi, Michiko Sugata et Yoshirô Kitahara servent surtout de points d’ancrage pour le spectateur. On ne s’attache pas profondément à eux, mais ils accompagnent efficacement la montée de la menace et donnent un minimum de crédibilité scientifique à l’ensemble.
Visuellement, le film est typique de son époque. Les maquettes, les costumes et les effets spéciaux peuvent faire sourire aujourd’hui, mais ils dégagent une vraie sincérité. On sent l’envie de bien faire, de créer du spectaculaire avec les moyens disponibles. Certaines scènes de destruction restent d’ailleurs étonnamment efficaces, surtout lorsqu’on les replace dans leur contexte historique.
Ce qui rend "Daikaiju Gamera" intéressant, c’est aussi ce qu’il raconte en filigrane. Comme beaucoup de films japonais de l’époque, il parle de nucléaire, de science incontrôlée et de conséquences humaines. Gamera devient alors moins un simple monstre qu’un miroir des erreurs de l’homme, une force née de ses propres excès.
Bien sûr, tout n’est pas parfait. Le rythme est inégal, certains passages traînent en longueur et le film cherche encore son identité. Mais en tant que premier chapitre, "Daikaiju Gamera" remplit parfaitement son rôle. Il pose un univers, une créature et une direction qui évolueront fortement par la suite.
Bref, "Daikaiju Gamera" est un film fondateur, imparfait mais attachant, qui mérite d’être vu pour comprendre comment est née l’une des figures les plus emblématiques du kaijū eiga japonais.
Gamera n’est pas un monstre comme les autres. Tortue géante réveillée par des essais nucléaires, il débarque avec son allure massive et son regard impassible, mais laisse déjà transparaître quelque chose de différent. Là où beaucoup de kaijū incarnent uniquement la destruction, Gamera semble hésiter. Il détruit, certes, mais il observe aussi. Et surtout, il réagit à l’humain, notamment à travers le regard d’un enfant, élément clé du film.
L’histoire reste simple et parfois naïve, mais c’est aussi ce qui fait son charme. Les personnages interprétés par Eiji Funakoshi, Michiko Sugata et Yoshirô Kitahara servent surtout de points d’ancrage pour le spectateur. On ne s’attache pas profondément à eux, mais ils accompagnent efficacement la montée de la menace et donnent un minimum de crédibilité scientifique à l’ensemble.
Visuellement, le film est typique de son époque. Les maquettes, les costumes et les effets spéciaux peuvent faire sourire aujourd’hui, mais ils dégagent une vraie sincérité. On sent l’envie de bien faire, de créer du spectaculaire avec les moyens disponibles. Certaines scènes de destruction restent d’ailleurs étonnamment efficaces, surtout lorsqu’on les replace dans leur contexte historique.
Ce qui rend "Daikaiju Gamera" intéressant, c’est aussi ce qu’il raconte en filigrane. Comme beaucoup de films japonais de l’époque, il parle de nucléaire, de science incontrôlée et de conséquences humaines. Gamera devient alors moins un simple monstre qu’un miroir des erreurs de l’homme, une force née de ses propres excès.
Bien sûr, tout n’est pas parfait. Le rythme est inégal, certains passages traînent en longueur et le film cherche encore son identité. Mais en tant que premier chapitre, "Daikaiju Gamera" remplit parfaitement son rôle. Il pose un univers, une créature et une direction qui évolueront fortement par la suite.
Bref, "Daikaiju Gamera" est un film fondateur, imparfait mais attachant, qui mérite d’être vu pour comprendre comment est née l’une des figures les plus emblématiques du kaijū eiga japonais.


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