Critique film
Publié le 09/01/2019 à 12h53 par Kévin Aubin
Darkest Minds : Rébellion
6,5 /10

Dans un futur proche, les adolescents ont été décimés par un virus inconnu. Les survivants, dotés de pouvoirs psychiques incontrôlables, sont classés par couleur en fonction du danger qu’ils représentent pour la société, et parqués dans des camps. Ruby, l’une des plus puissantes d’entre eux, parvient à s’en échapper pour rejoindre un groupe de jeunes en fuite à la recherche d’un refuge. Rapidement, cette nouvelle « famille » réalise que fuir ne suffira pas dans un monde où les adultes au pouvoir les ont trahis. Ils vont mener une rébellion, unissant leurs pouvoirs pour reprendre le contrôle de leur avenir.

Jennifer Yuh Nelson est une réalisatrice, animatrice et storyboardeuse. Elle officie en tant qu'animatrice pour le studio DreamWorks et réalise en 2011 et 2016 Kung Fu Panda 1 et 2.

En 2018, elle réalise son premier film en prise de vues réelles Darkest Minds : Rébellion, adaptation du roman à succès d’Alexandra Bracken, Les Insoumis. Alors qu'on pensait les sagas pour adolescents terminées, voici que débarque une nouvelle mais qu'en est-elle ? Autant le dire tout de suite, cette nouvelle saga littéraire adaptée au cinéma arrive un peu tard et n'offre rien de nouveau. On retrouve tous les ingrédients des teens movies : bluette amoureuse, univers dystopique, l'amitié, bande de jeunes qui se rebellent amenant à de l'action… Du déjà-vu auquel on pouvait s'y attendre en tant que spectateur même si on aurait aimé un peu de changement. Si un changement est à noter c'est celui de l'action qui est reléguée au second plan au profit des relations entre les personnages amenant un aspect psychologique au film pas déplaisant. Le film misant sur son personnage central qui cherche à se comprendre et s'accepter, ce qui peut plaire à certains qui ne sont pas fans de l'action à tout-va. Mais là où le bas blesse c'est bien dans le scénario qui manque de consistance et reste trop en surface trop lisse dont les enjeux restent trop en surface. On sent que le film est fait comme un premier opus et qu'il ne montre pas tout mais à trop servir d'amorce, le spectateur finit par s'ennuyer de ne pas assister au spectacle attendu. Un divertissement qui se regarde sans plus et qui plaira peut-être à la nouvelle génération de jeunes n'ayant pas connu les autres sagas pour ados.

Jennifer Yuh Nelson est habitué à l'animation et pour son premier film live, elle signe une réalisation sans prise de risque. La mise en scène est classique mais convient à ce genre de métrage, les décors sont de bonne facture, la photographie joue sur les tonalités et s'adapte à chaque situation et la bande-son est correcte.

Amandla Stenberg, apparue dans Hunger Games et Everything, Everything, campe le personnage de Ruby. La jeune actrice fait le job et mène le film comme il se doit du haut de ses 19 ans. Pour l'accompagner, un trio de jeunes acteurs inconnus du grand public font aussi le job. On ne peut pas dire que leur jeu soit exceptionnel mais pour ce genre de film c'est de bon acabit. On retrouve beaucoup de personnages secondaires plus ou moins connus du public qui servent plus ou moins le récit et qui surtout sont là pour être des faire-valoir des acteurs principaux.

Pour sa nouvelle réalisation, Jennifer Yuh Nelson signe le début d'une nouvelle saga standardisée dont l'histoire peine à convaincre totalement car déjà-vue. Le film sort légèrement du lot en se concentrant sur les relations entre les personnages et en reléguant l'action au second plan. Le casting fait le job ni plus ni moins.

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