Critique film
Publié le 29/03/2018 à 12h51 par Kévin Aubin
Geostorm
6,5 /10

Grâce à une coopération sans précédent entre États, un réseau de satellites contrôle désormais le climat et protège les populations. Jusqu'à ce que le dispositif se dérègle… S'agit-il d'un complot ou d'une faille dans le système ? S'engage alors une véritable course contre la montre…

Dean Devlin est le fils de l'actrice Pilar Seurat et du producteur, scénariste et acteur Don Devlin. Il apparaît en tant que comédien dans plusieurs films et séries dans les années 80. Au début des années 90, il joue dans Moon 44 de Roland Emmerich, et cette rencontre avec le réalisateur sera décisive pour sa carrière. Il endosse ainsi le poste de scénariste et producteur sur plusieurs blockbusters de Roland Emmerich. Parallèlement à cette collaboration, il œuvre aussi pour la télévision en écrivant et produisant des épisodes de séries télévisées.

En 2017, il signe son premier long-métrage au cinéma avec le film catastrophe Geostorm. On ne compte plus les films catastrophes sortis ces dernières années aussi bien au cinéma, à la télévision et directement en vidéo. Une mode sans doute comme pour certains autres genres de films qui ne cessent d'affluer chaque année pour le meilleur et pour le rire. Avec Geostorm, le réalisateur ne réinvente pas le genre du film catastrophe et signe un divertissement nanardesque qui s'assume en tant que tel. Les catastrophes sont ici reléguées au second plan au profit d'une histoire de complot d'ordre national voire international. Le film est à mi-chemin entre de la science fiction, la moitié du film se passe dans l'espace, et le genre catastrophe. Le scénario est loin d'être révolutionnaire mais se suit sans déplaisir. Peut-être parce l'idée principale du film traite de l'environnement et de ses dysfonctionnements, ce qui est d'actualité. C'est convenu mais ça passe. Les effets spéciaux font leur petit effet même si l'utilisation du numérique est parfois trop outrancière. Le film ne manque pas d'une pointe d'humour plutôt bienvenue mais qui peut gêner dans certaines scènes dramatiques. Les rebondissements ne manquent pas et le rythme est crescendo. Bien évidemment, c'est un film américain et ça se voit avec tous les clichés habituelles qui sont bien présents : Amérique en force, happy end, personnages d'une banalité affligeante.. et tout le tralala.

Même la réalisation est typique de ce genre de film, très américanisée. La mise en scène est convenue, les décors grandeur nature et très numériques sont de bonne facture, la photographie use de toutes les couleurs pour nous en mettre plein la vue et la bande-son se laisse écouter. Une réalisation classique mais efficace dans le genre.

Gérard Butler est le héros cliché par excellence. Américain pure souche prêt à donner sa vie pour sauver son pays et ses habitants. L'acteur s'enlise depuis quelques temps dans films faciles et plus ou moins réussis. Des rôles mineurs qui lui vont bien malgré tout. On espère simplement le revoir des films et des rôles plus riches. Le reste du casting se compose d'acteurs plus ou moins connus du grand public qui font ici figure de faire-valoir. Ils sont là pour faire avancer le film un point c'est tout. Ne vous attendez pas à des personnages très développés, ils sont clichés au possible.

Pour sa première réalisation, Dean Devlin livre un honnête divertissement classique mais plutôt efficace. En allant voir ce film, on sait à quoi s'attendre et les amateurs du genre seront satisfaits.

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