Critique film
Publié le 07/06/2018 à 11h52 par Kévin Aubin
Gringo
5,5 /10

Harold Soyinka travaille pour un groupe pharmaceutique dirigé par Elaine Markinson et Richard Rusk. Lorsque ces derniers décident de se lancer dans le commerce lucratif du cannabis médical, ils envoient Harold au Mexique pour le lancement de leur nouvelle usine de production. Ignorant que la société qu’il représente a trahi un dangereux cartel local, l’employé modèle échappe de justesse à un enlèvement. Perdu au fin fond du Mexique, réalisant que ses patrons ont tout intérêt à le voir disparaître, pourchassé par les tueurs du cartel et un mercenaire implacable, Harold ne peut compter que sur lui-même s’il veut rester en vie.

Nash Edgerton est le grand-frère de l'acteur Joel Edgerton avec lequel il collabore régulièrement au cinéma. Ensemble ainsi qu'avec d'autres personnalités du cinéma, ils créent la société de production Blue-Tongue Films. Spécialisé dans les cascades, Nash Edgerton a travaillé sur de nombreux films tels que la trilogie Matrix, La Ligne rouge ou encore Superman Returns. En parallèle, il réalise de nombreux courts-métrages et se lance en 2009 dans la réalisation de son premier long avec le film australien The Square.

En 2018, il revient avec son second film, Gringo. Comédie américaine qui sur le papier avait tout pour plaire et faire passer un bon moment à ses spectateurs, elle n'est malheureusement qu'une énième comédie comme on en voit plein sortir chaque année. L'histoire au postulat de départ classique déroule plusieurs intrigues qui peinent à prendre sens et finissent par perdre le spectateur. Pas dans le sens compliqué mais dans un rythme déséquilibré où s'amoncellent des rebondissements pas toujours très convaincants et surtout qui manquent d'action et d'humour. Pourtant on sent la volonté du réalisateur d'offrir un divertissement sympathique profilant une aventure délirante à souhait. Manquant d'expérience, le film tourne en rond tel un chat qui se mord la queue pour en devenir convenu et balisé. Les idées sont là mais étayées dans des scènes futiles qui manquent de mordant avec des dialogues qui sonnent creux. Malgré tout quelques bons moments sont à dénoter. L'ensemble du film a des allures de DTV et peut-être aurait-il mieux fallu qu'il sorte uniquement sur ce format.

Le réalisateur n'arrive pas à mettre en scène tout le beau monde présent au casting et nous sert des personnages déjà-vus sans grand intérêt. La réalisation est bien mièvre et n'offre rien de nouveau à l'horizon. La mise en scène est classique et n'arrive pas à maintenir en haleine le spectateur tout du long, les décors sont de bonne facture, la photographie est assez sombre et la bande-son est plaisante à écouter.

Une belle brochette d'acteurs est au casting et c'est dommage de les voir enliser là-dedans. David Oyelowo tente tant bien que mal de faire ce qu'il peut pour emporter l'adhésion du spectateur et même s'il profile un capital sympathie indéniable, sa tentative est bien las. Le duo Edgerton/Theron est juste là pour ameuter un peu le monde mais là encore leur personnage manque de consistance. Les deux acteurs se retrouvent en roue libre pour le meilleur mais surtout pour le pire. Ne parlons des seconds rôles qui ne servent en rien le film pour n'être là que pour le temps de quelques scènes histoire de les remplir.

Pour sa nouvelle réalisation, Nash Edgerton signe une comédie sympathique mais c'est tout. L'ensemble tourne à vide pour malheureusement embarquer ses acteurs dans un film bien pauvre en surprises aux allures évident de DTV. Dommage.

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