Critique film
Publié le 08/03/2019 à 12h37 par Kévin Aubin
Johnny English Contre-Attaque
8 /10

Cette nouvelle aventure démarre lorsqu’une cyber-attaque révèle l’identité de tous les agents britanniques sous couverture. Johnny English devient alors le dernier espoir des services secrets. Rappelé de sa retraite, il plonge tête la première dans sa mission : découvrir qui est le génie du piratage qui se cache derrière ces attaques. Avec ses méthodes obsolètes Johnny English doit relever les défis de la technologie moderne pour assurer la réussite de sa mission.

David Kerr est un réalisateur irlandais surtout connu pour son travail à la télévision sur des séries angalises telles que Beautiful People ou Fresh Meat. Il dirige également des publicités pour lesquelles son travail est salué.

En 2018, il signe sa première incursion au cinéma en réalisant Johnny English contre-attaque, troisième opus de la saga initiée en 2003. Le plus gaffeur des espions est de retour dans une nouvelle aventure toujours aussi divertissante. Après un premier film qui jouait énormément sur la comédie et un second plus axé sur l’espionnage, ce troisième film est un mix des deux précédents opus pour une parodie d’espionnage où James Bond n’a qu’à bien se tenir. Si le scénario n’a rien d’exceptionnel, l’histoire se suit sans déplaisir et permet de passer un bon moment. Les rebondissements ne manquent pas entre purs effets comiques et situations foutraques. La touche so british est toujours au rendez-vous pour le meilleur et pour le rire. Ce qui frappe c’est bien évidemment les mimiques du héros où une seule d’entre elles suffit à nous faire sourire. Le comique de situation fonctionne très bien et sans virer dans l’excès, chaque scène telle une accumulation de petits sketches est rondement menée. Les dialogues sont plutôt bien écrits et le rythme du film ne faiblit pas. Bien évidemment tout n’est pas toujours très fin mais c’est ce qui fait le sel de la saga, et pour peu qu’on y adhère alors on prend un plaisir fou à se divertir sans prise de tête. En termes de comédie d’espionnage actuelle, ce troisième film remplit son contrat et fait passer aux spectateurs un bon moment de cinéma hilarant et qui donne envie de regarder une nouvelle fois les autres épisodes de la saga.

David Kerr prend les rênes du troisième volet et signe une réalisation dans la continuité des autres films de la saga. La mise en scène est bien rythmée, les décors entre l’Angleterre et la France amènent le spectateur à s’évader pour une mission aventureuse garantie, la photographie use des lumières naturelles pour un résultat de bonne facture et la bande-son envoie du lourd. Une réalisation efficace pour un film qui l’est tout autant.

Rowan Atkinson rempile une troisième fois dans la peau de l’espion gaffeur qu’on adore voir cabotiner. L’acteur, s’il fallait encore qu’il le prouve, est un monument comique d’aujourd’hui où chacune de ses apparitions fait rire aux éclats. Il domine son personnage et se l’accapare comme personne pour une interprétation fun et jubilatoire d’un héros déluré inoubliable. On retrouve avec grand plaisir Ben Miller dans la peau du second couteau Bough qui était déjà excellent dans le premier film. Les touches féminines du film sont apportées par Emma Thompson, jouissive en Premier Ministre fantasque, et Olga Kurylenko, sublime comme toujours qui s’amuse à jouer l’agent double.

Pour sa première réalisation, David Kerr signe un divertissement de tous les instants qui confirme une fois de plus que Johnny English est l’espion comique sur lequel on peut compter pour rire comme il se doit. Les fans de la saga ne seront pas déçus et surtout seront ravis de retrouver Rowan Atkinson au meilleur de sa forme.

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