Critique film
Publié le 03/06/2019 à 14h40 par Cinegoodies
L'Intervention
6 /10

1976 à Djibouti, dernière colonie française. Des terroristes prennent en otage un bus d'enfants de militaires français et s'enlisent à une centaine de mètres de la frontière avec la Somalie. La France envoie sur place pour débloquer la situation une unité de tireurs d'élite de la Gendarmerie. Cette équipe, aussi hétéroclite qu'indisciplinée, va mener une opération à haut risque qui marquera la naissance du GIGN.

Après "La résistance de l’air" en 2015 avec Reda Kateb, Fred Grivois revient derrière la caméra pour "L’Intervention".

Film tiré de faits réels datant de 1976. Une horrible histoire de prise d’otages à Djibouti, qui finira dans un bain de sang et va contribuer à la création du GIGN moderne tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Sur le scénar de ce film et les faits relatés, je n’ai que peu de critiques à faire. Difficile de se prononcer sur des faits aussi grave… Très romancé le film part avec une certaine légèreté qui nous en ferai presque oublier l’angoisse de la situation. Puis il devient plus factuel et nous plonge dans la chaleur intense de Djibouti.

L’attente interminable, la peur dans les yeux des enfants et la détermination du groupe « spécial » de gendarmes nous tiennent en haleine jusqu’au dénouement final arrivant comme une libération pour nos nerfs.

Mené par un groupe d’acteur, que, pour ma pars je trouve excellent (Alban Lenoir, Michael Abiteboul, David Murgia, Sébastien Lalanne et Guillaume Labbé), chaque personnage trouve rapidement sa place dans le film à égal distance d’interprétation les uns des autres. Vincent Perez est également à noter positivement dans son rôle de général haut en couleur et pris entre deux feux, les ordres de Paris et l’intervention urgente sur le terrain. Seule Olga Kurylenko est perdue dans cet ensemble, surjoue et essaye de se vendre au USA avec son superbe accent Anglais.
Très belle prestation également de Kevin Layne dans le rôle du chef de bande des preneurs d’otage. Car oui n’oublions pas que malgré le partis pris du film envers les gendarmes, il y a en face des Hommes déterminés à obtenir l’indépendance d’un pays, que dis-je, d’une enclave jusqu’ici tenu par les Français et revendiquée par plusieurs pays voisins.

Cette partie "historique" de l’histoire est d’ailleurs étrangement bâclée et poussée loin derrière le sujet véritable du film, les gentils sont gentils et les méchants sont méchants. Peut être parce que le gouvernement Français à longuement tenu secret cette intervention et de fait, il ne faudrait pas trop le froisser.

Alors, oui, on peut critiquer la longueur niaise du coté psychologique du film et le dénouement "Gunfight" décomplexé, mais "L’Intervention" laisse un avis favorable sur un film bien maîtrisé, à la photographie intéressante et qui met en avant des Hommes sans qui le GIGN ne serait pas aujourd’hui.
Un petit 6/10 me parait fort convenable.

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