Critique film
Publié le 03/10/2017 à 18h17 par Floriane
Plus Jamais seul (You'll Never Be Alone)
7 /10

Santiago du Chili. Pablo, un jeune lycéen, se découvre une passion pour le cabaret. Mais un jour il est victime d'une violente agression homophobe qui le laisse dans le coma. Bouleversé, Juan, son père, met tout en œuvre pour trouver les coupables…

L’agression homophobe d’un adolescent au Chili est à l’origine du projet "You'll never be alone", premier film réalisé par la star chilienne Alex Anwandter. Marqué par cette attaque il a choisi le cinéma pour dénoncer la violence que subissent les homosexuels dans son pays, mais aussi, et surtout, partout dans le monde.

L'intelligence du réalisateur est de diviser son film en deux parties. La première sur le fils et la deuxième sur le père après l’agression. Cette construction double permet au metteur en scène de montrer l’avant avec une délicate présentation du fils Pablo (lumineux Andrew Bargsted). Entre amour platonique, amour du cabaret et amour tout court, le jeune homme s’épanouit dans son identité trouvée jusqu’au drame. S'ensuit l’après avec les conséquences et l’incompréhension de ces actes de violence. Violence qui n’est pas épargnée au spectateur. Anwandter fait le choix de montrer frontalement l’agression. Il ne détourne pas le regard pour bien montrer l’horreur de ce moment. Cet après se concentrant sur le père permet au réalisateur de rendre son film universel et de mieux faire passer son message par le biais de ce personnage de père d’âge mûr qui ne comprend pas l’agression de son fils. Le père qu’incarne avec justesse le grand acteur chilien Sergio Hernandez ("Une Femme Fantastique", "Gloria").

Pour la mise en scène Anwandter a choisi de placer son histoire dans la ville de Santiago qu'il baigne dans le brouillard et une lumière froide, donnant au récit un côté intemporel et renforçant la force de son message : Peu importe le lieu, peu importe les gens, cette violence est inacceptable.

On reprochera la musique composée par Anwandter lui-même souvent plombante et qui ne s’accorde pas avec l’atmosphère du film.

Avec son double portrait de personnage "You'll never be alone" arrive à évoquer la violence que subit la communauté LGBTQ au quotidien, mais aussi la difficulté d’un père à comprendre son fils.

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