Critique film
Publié le 02/11/2017 à 14h31 par Floriane
The Last Girl - Celle qui a tous les Dons
7 /10

Au fin fond de la campagne anglaise, une base militaire héberge et retient prisonnier un groupe d'enfants peu ordinaire. Ils ont été infectés par un agent pathogène "zombie" qui a décimé la planète mais contrairement au reste du monde, ils demeurent capables de penser et de ressentir des émotions. Lorsque la base est attaquée, Melanie, qui semble être la plus surdouée d'entre eux, réussit à s'échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats et d'une biologiste qui ne voit en elle qu'un cobaye indispensable à la découverte d'un vaccin. Dans une Angleterre dévastée, Melanie doit découvrir qui elle est vraiment et décider ainsi de son propre sort comme celui de l'humanité tout entière.

Prix du Public au dernier Festival du Film Fantastique de Gérardmer, "The Last Girl - Celle qui a tous les Dons" est une adaptation de la nouvelle écrite par Mike Carey. Avec son climat post-apocalyptique et ses zombies, le film appartient certes au genre horrifique, mais son approche originale arrive à le différencier de ses cons½urs.

Nous le savons, les zombies sont à la mode. Depuis quelques années nous ne comptons plus le nombres de films sortis en salles, de DTV ou encre de séries ("The Walking Dead" et sa petite s½ur "Fear the Walking Dead" en tête) avec ces créatures mi-vivantes mi-mortes. Mais le réalisateur Colm McCarthy ("Black Mirror", "Doctor Who", "Sherlock") et le scénariste Mike Carey (qui adapte son propre livre) réussissent à livrer un film frais.

La première partie du film située dans un camp pénitencier prend le temps d'instaurer un climat asphyxiant et froid en distillant des indices sur la nature de ces enfants sans trop en dévoiler. La deuxième partie d'errance dans la campagne anglaise est un peu moins réussie avec des longueurs et des jumps scared inutiles. Elle comprend tout de même de bonnes idées, dont une scène de traversée d'une horde de zombies silencieuse et des moments à la limite du lyrisme. Le film surprend avec une conclusion inattendue et optimiste sur le futur de l'épidémie via le thème de l'éducation et de l'écologie.

Le film a aussi fait parler de lui grâce à son casting quatre étoiles, Gemma Arterton ("Gemma Bovery", "Hansel et Gretel") en tête. L'actrice britannique fait preuve d'une grande sincérité dans ce rôle d'institutrice d'un nouveau genre. A ses côtés Glenn Close convainc en savante folle qui évite la caricature. Face à ces stars confirmées la jeune interprète de Mélanie, Sennia Nanua, sorte d'ange et démon à l'ambiguïté intrigante impressionne.

Car la bonne idée du film est d'avoir choisi pour incarner les zombies des enfants atteint d'un virus les rendant agressifs, mais qui gardent leur intellect et leur capacité à ressentir. L'innocence de l'enfance associée à la violence du virus créent une imagerie originale et intéressante.

"The Last Girl - Celle qui a tous les Dons" est une dystopie réussie avec de vraies idées narratives et visuelles portée par un casting investi.

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