Critique film
Publié le 12/04/2019 à 17h02 par Cinegoodies
The Unthinkable
5,5 /10

Alors que sévit une attaque mystérieuse supposée terroriste, Alex est forcé de retourner dans son village natal. Il y retrouve Anna, son amour de jeunesse, ainsi que Bjorn, son père qu'il n'a plus vu depuis plusieurs années. Ensemble, ils devront renouer les liens brisés afin de survivre dans un pays plongé au coeur du chaos... en attendant le prochain assaut.

Curiosité Nordique réalisé par Victor Danell du collectif Crazy Pictures et primé lors du dernier festival de Gerardmer, "The Unthinkable" va vous dérouter tant le mélange des genres semble nager au milieu d’un océan aux profondeurs abyssales.

Je m’explique. Tout d’abord film romantique. Naissance d’un potentiel amour entre deux jeunes suédois timorés Anna et Alex épris l’un de l’autre et animés par une passion commune la musique mais incapable de passer le cap et de s’avouer leur amour.
Le héros interprété par Christoffer Nordenrot, personnage renfermé et taiseux vit un passage de l’adolescence à l’adulte contrarié par des déboires familiaux. Père colérique et mère fuyante. Il n’en ressortira que du négatif. En effet, Alex devenu musicien professionnel semble être désintéressé de tout et sans aucun sentiment apparent. Seul le souvenir de son amie d’enfance Ana parait encore l’émouvoir.
Suite, à des événements tant implacables qu’inexplicables, dont je vous ferais part dans la seconde partie de cette article, Alex se voit revenir dans son village natal et retrouver son père qu’il déteste et Anna, également de retour dans ce même village en attendant désespérément son amour d’enfance (un psy aurait beaucoup de travail…). S’enchaine un imbroglio de je t’aime moi non plus entre Anna amoureuse de Alex mais mère de famille, Alex persuadé qu’il peut récupérer son amour de jeunesse en occultant totalement le fait qu’elle ait une fille et un mari et le père d’Alex qui, persuadé d’avoir tout bien fait pour son éducation, souhaite sauver son fils des envahisseurs mais surtout de lui-même.
Vous avez suivi ? Bien, car moi pas vraiment.

Nous voilà arrivé à la deuxième partie de cet étrange film : l’apocalypse selon Poutine ! Entre deux regards niaiseux et magnifiques paysages bucoliques, voila qu’une invasion mystérieuse, soudaine et très violente vient parasiter nos amis Suédois.
Explosions, armes chimiques insidieuses, destruction de l’état et des points névralgiques que sont le parlement ou les stations électriques, le film enchaîne sur du post apo maîtrisé tant par ces effets visuels que par l’incompréhension de la situation et la peur de l’invisible.
A l’instar des Japonais mettant en scène des monstres géants pour dédramatiser leur peur du nucléaire, les Suédois pointe du doigt leur ennemi de toujours, le voisin Russe. Le gouvernement Suédois ayant même prévu d’envoyer plus de 4 millions de brochures à tous ses foyers pour prévenir d’une invasion.
Le film devient alors politique, même si la Russie n’est pas réellement nommée, un peu d’observation permet de lever le doute sur qui est l’envahisseur.

Nous finirons sur un sentiment étrange. "The Unthinkable" sans être un mauvais film est loin d’en être un bon. Entre personnages perdus, revendications politiques, le mélange des genres n’est pas toujours bienvenue. En points positif je nommerais la photographie de très belle facture, proche du film contemplatif et la musique omniprésente et personnage à part entière de ce "survival" movie d’amour.

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