Critique film
Publié le 20/07/2026 à 10:21 par Grégory

Karate-Robo Zaborgar

Affiche
7,5 /10
Dans un futur proche des années 80, le Japon est en proie à la terreur criminelle orchestrée par une mystérieuse organisation nommée Sigma. Suite au décès de son père, l'officier de police Daimon Yutaka hérite d'un puissant robot guerrier nommé Zaborgar. Expert en arts martiaux, il est capable de se transformer en moto. Les deux justiciers vont dès lors devoir se confronter à Sigma et ramener paix et prospérité à l'archipel Nippon.
Le réalisateur Noboru Iguchi a voulu avec ce film, rendre hommage à la série qui a bercé sa jeunesse : Electroid Zaborger 7. Pourtant plus habitué aux films érotico-gore qui ont fait sa renommée ("The Machine Girl"...), cette fois c'est par pur amour pour ce genre qui l'a tant marqué lorsqu'il avait 5 ans qu'il se lance dans ce projet fou (quoique peut-être moins fou au regard de ses habituels métrages). Avec un tout petit budget (1 million de dollars) et en seulement 26 jours de tournage, Noboru remplit le contrat. Le résultat ? Un mélange délirant des "Power Rangers" et de "Bioman", chorégraphie et mise en scène improbable, costumes ridicules, monstres en carton pâte, armures en plastiques et méchants qui passent leur temps à rire sans raison... sans oublier une histoire d'amour entre un homme et une machine. Tous les codes sont là ! De la même manière, la musique participe avec un brin de nostalgie à notre retour en enfance ! En effet Iguchi a conservé presque à l'identique la bande originale de la série, composée par Shunsuke Kikuchi ("Dragon Ball Z"...).

Mais en plus de tout cela, Iguchi y rajoute sa touche personnelle (non pas celle du porno gore...) avec un humour décalé, notamment dans la seconde partie, qui voit le héros vieillissant et diabétique. Le film se transforme alors en réflexion sur l'âge des super-héros et le devenir des Tokusatsu (films ou séries mettant en scène des super-héros)...

Un pur moment de régression à savourer et un beau pieds de nez aux "chancres du bon goût" qui ont fait arrêté le Club Dorothée en 1997. Vive la culture geek et vive Zaborgar !
  VOUS AIMEREZ AUSSI :
  RECOMMANDATIONS :
  COMMENTAIRES :
Veuillez vous connecter afin d'écrire un commentaire
0 commentaire