Critique série
Publié le 09/03/2026 à 11:45 par Grégory

Les Misérables (1972)

Affiche
7 /10
Jean Valjean, Fantine et Cosette ne se connaissent pas encore et pourtant leur destin va bientôt être lié. Ancien bagnard, Jean Valjean fait le serment de devenir un notable et de faire le bien. Il promet à Fantine, une jeune fille-mère mourante, de s'occuper de sa fille Cosette. L'ancien forçat arrache la petite fille des griffes des Thénardier, qui la traitent en esclave et tous deux se réfugient à Paris, mais le policier Javert, qui traque Jean Valjean, les poursuit...
Adapter le roman de Victor Hugo en seulement deux épisodes, c’est forcément un pari un peu fou. Et pourtant, cette version de 1972 réussit à capter l’essentiel : la douleur, la faute, la rédemption… et surtout cette humanité fragile qui traverse toute l’histoire.

Ce qui frappe, c’est le ton. Rien d’excessif, rien de spectaculaire. On est dans quelque chose d’assez sobre, presque dépouillé. Tout repose sur les comédiens et sur la force des situations. Georges Géret incarne un Jean Valjean profondément humain, marqué par la vie. Il ne cherche pas à être héroïque, il est simplement crédible, et c’est ce qui fonctionne. En face, Bernard Fresson et Alain Mottet apportent une vraie présence, avec ce jeu un peu théâtral propre aux années 70, mais jamais artificiel.

Le format court oblige à aller droit au but. Certaines intrigues passent plus vite qu’on ne le voudrait, certains personnages auraient mérité davantage d’espace. Mais en contrepartie, il n’y a pas de longueurs inutiles. L’histoire avance avec gravité, portée par des dialogues solides et une atmosphère souvent sombre.

Visuellement, on sent l’époque : décors soignés mais simples, mise en scène sans effets. Cela peut sembler austère aujourd’hui, mais cette retenue donne aussi une certaine authenticité. On a presque l’impression d’assister à une pièce filmée, centrée sur les émotions plutôt que sur le spectacle.

Au final, la mini-série "Les Misérables" ne cherche pas à rivaliser avec les grandes fresques ambitieuses. Elle propose une lecture plus intime, plus directe du roman. Et malgré ses limites, elle reste touchante par sa sincérité.
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