Test jeu vidéo
Publié le 09/01/2026 à 09:45 par Pikminouchon
Thief VR : Legacy of Shadow

8 /10
PLATEFORME

AVENTURE
Après des années d'absence, la saga "Thief" revient, ce coup-ci sur nos casques de réalité virtuelle. Toujours sous la houlette d'Eidos Montréal, le jeu est développé par le studio Maze Theory en collaboration avec les hollandais de Vertigo Games, tous les deux de grands spécialistes de la VR.
Vous incarnez Magpie, une voleuse des rues, assistée de Cassandra, la mère maquerelle des voleurs... Toute l'intrigue se déroule dans une ville aux ruelles sombres, pleine de recoins et de coupe-gorges... Notre héroïne devra ainsi stopper un vaste complot et récupérer des reliques magiques destinées à neutraliser le seigneur local, Northcrest, avide d'un pouvoir sans limite. Un scénario un peu simple donc, mais qui a tout de même le mérite d'exister, servant surtout de prétexte à une exploration minutieuse.
"Thief VR" se découpe en terrains de jeu qui sont autant de chapitres : en tout, il y en a une grosse demi-douzaine. On trouvera une thématique très urbaine, baignée dans la pénombre, propice aux crochettages de serrures, au pick-pocketing et autres rapines. Si vous connaissez Assassin's Creed Nexus sur le Quest, vous saurez fatalement quoi attendre de ce jeu, pourtant point de parkour ici. Pire, Magpie ne sait pas sauter : elle ne peut qu'escalader à des endroits très précis et scriptés.
L'ambiance est mystérieuse avec une pointe d'ésotérisme mais il est difficile de "dater" l'époque dans laquelle l'action se déroule : le jeu fait en effet le grand écart entre l'époque médiévale (l'architecture, les gardes en armure lourde) et l'époque industrielle (il y a de l'électricité, des alarmes, des miradors avec des fusibles...). En somme, un style steam-punk plutôt british... On peut ne pas aimer le décor, mais le gameplay addictif se concentre sur peu de possibilités, plutôt efficace : on rampe, on se faufile, on profite de l'obscurité pour assommer un garde, grapiller du loot, passer par un soupirail... Il y a de quoi faire ! Surtout, il faut souligner le soin apporté au game design : les niveaux ne sont peut-être pas aussi vastes que ceux de Nexus, mais ils offrent une exploration intéressante et la possibilité d'aborder les choses de différentes façon. Il y a toujours plusieurs chemins ou plusieurs manières de procéder pour aller d'un endroit à un autre et tout finit par communiquer : quand on connaît bien un niveau, on peut le terminer bien vite en allant à l'essentiel... ou se perdre pour ramasser chaque trésor ! Etrangement, le jeu demande, à chaque chapitre, d'amasser une certaine somme d'argent pour obtenir un bonus de compétence (porter un corps plus facilement, courir sans faire de bruit, sauter depuis un point en hauteur sans se blesser, etc...). Si vous en voulez davantage, il faudra fouiller en profondeur et dénicher un trésor spécial dans chaque niveau : une rejouabilité bienvenue !
Côté arme, on se doute bien que ce n'est pas le point fort de notre jeune voleuse... Il n'y a en fait qu'une matraque et, surtout, un arc ! Vous ne l'obtenez pas tout de suite, mais plutôt au milieu de l'aventure : il permet de tirer des flèches de différentes sortes, histoire de palier à toute éventualité. On peut ainsi tuer les ennemis, les étourdir, enflammer des choses ou les mouiller (pour éteindre un feu par exemple). Il y a également des flèches-cordes pour grimper en hauteur... Evidemment, c'est surtout lors de vos seconds run que vous trouverez tous les trésors, en particulier les mieux cachés. Il faut dire qu'avec un peu de chance, vous aurez auparavant débloqué certaines capacités comme l'obtention d'un certain nombre de flèches, attribuées avant de débuter votre petite fouille approfondie...
En plus de cet éternel jeu de cache-cache avec les gardes, Magpie devra crochetter quelques serrures ou se procurer diverses clés, le plus souvent en les dérobant directement sur la ceinture des sentinelles. Ouvrir une porte ou un coffre se fait par le biais d'un mini-jeu très simple mais efficace, toujours immersif. Surtout, on a toujours peur de se faire repérer en pleine effraction...
Comme on le disait plus haut, "Thief VR" est une simulation simple mais efficace qui doit sa réussite et son attractivité à son très bon level design : chaque niveau est unique et il est rempli de dédales en tout genre... Le jeu est également assez vertical, avec des sous-sols, des étages dans les bâtiments, etc... Le concept de l'infiltration est au final extrèmement simple, car binaire : ou on voit, ou on ne vous voit pas ! Une pierre fixée sur votre main brillera si vous êtes exposé à la lumière, histoire de toujours savoir si vous êtes repérable, ou non. En parallèle, les gardes sont d'une grande bêtise et il est facile de les duper une fois qu'on a compris leur script ou que l'on sait contourner leur IA. Seuls ceux armés d'une hache seront à fuir à tout prix, un seul coup étant le plus souvent fatal ! Notez qu'il est possible de les tuer grâce aux flèches, directement à la tête : 3 normales ou seulement 2 de feu... A vous de voir, si vous l'osez !
Au rayon des regrets, on déplore l'absence d'écrans Oled sur le casque du Quest, ce qui peut s'avérer pénible dans un jeu aussi sombre et contrasté : il vous arrivera de ne pas trouver une sortie ou un accès, la faute à un manque de visibilité dans les endroits les plus sombres.
Enfin, ultime défaut, le recyclage sur le dernier quart du jeu: le dernier niveau est une repompe un poil modifiée d'un niveau précédemment parcouru et la fin est vraiment expédiée en quatrième vitesse, sans véritable enjeu ou presque. Manque de temps ? De budget ? C'est bien dommage en tout cas car il manque clairement un dernier véritable niveau, en apothéose !
Techniquement, le jeu se situe dans la très bonne moyenne des jeux Quest et se permet même quelques très beaux panoramas d'ambiance lors des scènes d'ouverture de chaque chapitre. Bien sûr, quelques textures sont moins détaillées, il reste quelques bugs et les imprécisons persistent parfois : on espère que les développeurs toiletteront ça au fil du temps... Dans tous les cas, rien de fatal au plaisir de jeu.
Côté sonore, on appréciera l'atmosphère générale avec des musiques assez mystèrieuses (le tout premier niveau a même des relents d'"Elden Ring" !). Dommage que le même acteur prête sa voix à tous les gardes et que les pharses tournent parfois un peu en boucle : un point qui mériterait d'être amélioré...
"Thief VR" présente donc quelques défauts mais il a surtout pas mal de qualités ! Simple dans son approche mais addictif dans son gameplay d'infiltration: beaucoup de loot et de cachettes à trouver, une voleuse dont les capacités s'étoffent progressivement en fonction de la façon de jouer, des missions annexes qui ajoutent du sel à la recette et, on le répète, un level design solide qui offre l'envie d'y revenir à nouveau. Un très bon jeu sur Quest 3 !
Vous incarnez Magpie, une voleuse des rues, assistée de Cassandra, la mère maquerelle des voleurs... Toute l'intrigue se déroule dans une ville aux ruelles sombres, pleine de recoins et de coupe-gorges... Notre héroïne devra ainsi stopper un vaste complot et récupérer des reliques magiques destinées à neutraliser le seigneur local, Northcrest, avide d'un pouvoir sans limite. Un scénario un peu simple donc, mais qui a tout de même le mérite d'exister, servant surtout de prétexte à une exploration minutieuse.
"Thief VR" se découpe en terrains de jeu qui sont autant de chapitres : en tout, il y en a une grosse demi-douzaine. On trouvera une thématique très urbaine, baignée dans la pénombre, propice aux crochettages de serrures, au pick-pocketing et autres rapines. Si vous connaissez Assassin's Creed Nexus sur le Quest, vous saurez fatalement quoi attendre de ce jeu, pourtant point de parkour ici. Pire, Magpie ne sait pas sauter : elle ne peut qu'escalader à des endroits très précis et scriptés.
L'ambiance est mystérieuse avec une pointe d'ésotérisme mais il est difficile de "dater" l'époque dans laquelle l'action se déroule : le jeu fait en effet le grand écart entre l'époque médiévale (l'architecture, les gardes en armure lourde) et l'époque industrielle (il y a de l'électricité, des alarmes, des miradors avec des fusibles...). En somme, un style steam-punk plutôt british... On peut ne pas aimer le décor, mais le gameplay addictif se concentre sur peu de possibilités, plutôt efficace : on rampe, on se faufile, on profite de l'obscurité pour assommer un garde, grapiller du loot, passer par un soupirail... Il y a de quoi faire ! Surtout, il faut souligner le soin apporté au game design : les niveaux ne sont peut-être pas aussi vastes que ceux de Nexus, mais ils offrent une exploration intéressante et la possibilité d'aborder les choses de différentes façon. Il y a toujours plusieurs chemins ou plusieurs manières de procéder pour aller d'un endroit à un autre et tout finit par communiquer : quand on connaît bien un niveau, on peut le terminer bien vite en allant à l'essentiel... ou se perdre pour ramasser chaque trésor ! Etrangement, le jeu demande, à chaque chapitre, d'amasser une certaine somme d'argent pour obtenir un bonus de compétence (porter un corps plus facilement, courir sans faire de bruit, sauter depuis un point en hauteur sans se blesser, etc...). Si vous en voulez davantage, il faudra fouiller en profondeur et dénicher un trésor spécial dans chaque niveau : une rejouabilité bienvenue !
Côté arme, on se doute bien que ce n'est pas le point fort de notre jeune voleuse... Il n'y a en fait qu'une matraque et, surtout, un arc ! Vous ne l'obtenez pas tout de suite, mais plutôt au milieu de l'aventure : il permet de tirer des flèches de différentes sortes, histoire de palier à toute éventualité. On peut ainsi tuer les ennemis, les étourdir, enflammer des choses ou les mouiller (pour éteindre un feu par exemple). Il y a également des flèches-cordes pour grimper en hauteur... Evidemment, c'est surtout lors de vos seconds run que vous trouverez tous les trésors, en particulier les mieux cachés. Il faut dire qu'avec un peu de chance, vous aurez auparavant débloqué certaines capacités comme l'obtention d'un certain nombre de flèches, attribuées avant de débuter votre petite fouille approfondie...
En plus de cet éternel jeu de cache-cache avec les gardes, Magpie devra crochetter quelques serrures ou se procurer diverses clés, le plus souvent en les dérobant directement sur la ceinture des sentinelles. Ouvrir une porte ou un coffre se fait par le biais d'un mini-jeu très simple mais efficace, toujours immersif. Surtout, on a toujours peur de se faire repérer en pleine effraction...
Comme on le disait plus haut, "Thief VR" est une simulation simple mais efficace qui doit sa réussite et son attractivité à son très bon level design : chaque niveau est unique et il est rempli de dédales en tout genre... Le jeu est également assez vertical, avec des sous-sols, des étages dans les bâtiments, etc... Le concept de l'infiltration est au final extrèmement simple, car binaire : ou on voit, ou on ne vous voit pas ! Une pierre fixée sur votre main brillera si vous êtes exposé à la lumière, histoire de toujours savoir si vous êtes repérable, ou non. En parallèle, les gardes sont d'une grande bêtise et il est facile de les duper une fois qu'on a compris leur script ou que l'on sait contourner leur IA. Seuls ceux armés d'une hache seront à fuir à tout prix, un seul coup étant le plus souvent fatal ! Notez qu'il est possible de les tuer grâce aux flèches, directement à la tête : 3 normales ou seulement 2 de feu... A vous de voir, si vous l'osez !
Au rayon des regrets, on déplore l'absence d'écrans Oled sur le casque du Quest, ce qui peut s'avérer pénible dans un jeu aussi sombre et contrasté : il vous arrivera de ne pas trouver une sortie ou un accès, la faute à un manque de visibilité dans les endroits les plus sombres.
Enfin, ultime défaut, le recyclage sur le dernier quart du jeu: le dernier niveau est une repompe un poil modifiée d'un niveau précédemment parcouru et la fin est vraiment expédiée en quatrième vitesse, sans véritable enjeu ou presque. Manque de temps ? De budget ? C'est bien dommage en tout cas car il manque clairement un dernier véritable niveau, en apothéose !
Techniquement, le jeu se situe dans la très bonne moyenne des jeux Quest et se permet même quelques très beaux panoramas d'ambiance lors des scènes d'ouverture de chaque chapitre. Bien sûr, quelques textures sont moins détaillées, il reste quelques bugs et les imprécisons persistent parfois : on espère que les développeurs toiletteront ça au fil du temps... Dans tous les cas, rien de fatal au plaisir de jeu.
Côté sonore, on appréciera l'atmosphère générale avec des musiques assez mystèrieuses (le tout premier niveau a même des relents d'"Elden Ring" !). Dommage que le même acteur prête sa voix à tous les gardes et que les pharses tournent parfois un peu en boucle : un point qui mériterait d'être amélioré...
"Thief VR" présente donc quelques défauts mais il a surtout pas mal de qualités ! Simple dans son approche mais addictif dans son gameplay d'infiltration: beaucoup de loot et de cachettes à trouver, une voleuse dont les capacités s'étoffent progressivement en fonction de la façon de jouer, des missions annexes qui ajoutent du sel à la recette et, on le répète, un level design solide qui offre l'envie d'y revenir à nouveau. Un très bon jeu sur Quest 3 !



LES POINTS FORTS
+ Des niveaux variés et très sympa à explorer
+ De l'infiltration dynamique
+ Une ambiance steampunk assez réussie
+ Une bonne réalisation d'ensemble
+ Les petites missions annexes
LES POINTS FAIBLES
- Un peu de recyclage vers la toute fin
- Un final décevant
- Les ennemis : toujours les mêmes (les voix aussi)
- Pas de saut ??
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