Test jeu vidéo
Publié le 30/11/2016 à 11h10 par Pikminouchon
Project Diva X
9 /10

PROJECT DIVA X - Karaoké - PS VITA

Édition du jeu vidéo : Sega

Graphisme : Jeu musical nippon par excellence, la série Project Diva a débuté sur PSP et sévit désormais principalement sur PsVita et PS4. Sur la petite portable de Sony, le jeu est franchement magnifique et coloré. Les personnages restent simples mais parfaitement animés et expressifs, dans leur attitude mais surtout dans leur chorégraphie. On peut jouer à la Barbie, en les équipant d'une multitude d'accessoires plus ou moins débiles mais aussi changer leur tenue vestimentaire (avec bonus ou malus à la clef). Le jeu bouge très bien et l'animation n'est jamais prise à défaut malgrè la pléthore d'éléments affichés. Le studio Dingo, qui a oeuvré pour le compte de SEGA, montre qu'il maîtrise parfaitement la PsVita avec un jeu encore plus beau que les opus précédents et que le Persona 4 Dancing All Night qu'ils ont sorti l'an dernier et qui était déjà au top.
Jouabilité : On ne réinvente pas la roue : appuyer en rythme sur les touches du pad, c'est en substance ce que le joueur devra s'attacher à faire pour débloquer l'intégralité des morceaux offerts par ce nouvel opus (31 en tout) et la totalité des bonus cosmétiques lâchés au hasard... Le titre tire aussi parti des capacités tactiles de son support et il faudra être un vrai poulpe pour valider les chansons en mode extrême. Pour cela, le jeu de SEGA n'est jamais punitif : de la concentration et beaucoup de persévérance vous permettront de toujours améliorer votre score et vos performances. Jeu de scoring par excellence, Project Diva X se joue exclusivement en solo mais saura vous captiver avec sa tracklist de qualité et son contenu généreux. Encore faut-il aimer le style vocaloid, ce qui est une question de goût...
Critique
Publié le 30/11/2016 à 11h10 par Pikminouchon
Project Diva X
8 /10
Hatsune Miku, ou "Miku" pour les intimes, ça ne vous dit rien ? C'est pourtant désormais un pan entier de la pop culture nippone, une chanteuse virtuelle aux couettes turquoises qui se dandine sur des beats électro/ jpop et qui "chante" grâce à un programme de synthèse vocale créé par Yamaha.
Ce style musical, baptisé Vocaloid, est très particulier et s'appuie sur la particularité de la langue nippone, syllabique, permettant de fait la création de phrases entièrement chantées.
L'éditeur SEGA possède les droits vidéo ludiques de cet "idol" et de ses petits copains et ne se prive pas d'arroser copieusement et régulièrement les fans avides de jeux musicaux depuis l'ère PSP.

Nous voici donc en présence du 3ème opus sur PsVita, qui fait suite à Project Diva F et F 2nd. Pourquoi ne pas avoir nommé celui-ci F 3rd , alors? Peut être parce que SEGA veut relancer ou plutôt lancer cette série en occident sans montrer à son public qu'il a déjà raté une bonne dizaine d'épisodes... A moins que cet épisode ne soit l'occasion de mettre un peu d'ordre dans la série avec une ébauche de mode Histoire, censé happer le joueur plus longtemps devant son écran ?

Les connaisseurs le savent déjà : la petite diva a déjà de la bouteille et de très nombreuses chansons à son actif, la scène amateur électro et j-pop pouvant créer n'importe quelle chanson grâce au programme vocaloid et la soumettre aux fans pour approbation.

Cette version X n'intègre pourtant qu'une trentaine de chansons (31 en fait...), soit bien moins que les 2 précédents jeux sur Vita. Peu importe ! Car contrairement à F 2nd, la tracklist est ici de bonne facture, sans pour autant surpasser celle du tout 1er jeu sorti il y a 3 ans...

Alors bien sûr, on ne change pas une formule qui marche, on l'améliore : il s'agit toujours d'anticiper une avalanche de notes musicales, symbolisées par les 4 touches du pad Sony, d'appuyer au bon moment, de maintenir ou pas ces notes, de gratter l'écran tactile quand on vous le demande, voire de bouriner une touche en plein morceau... Tout ça pour toucher au combo ultime, "valider" la chanson et passer à la suivante. Classique on vous dit !
Toutefois, dans cette version X, la progression se fait au travers d'un mode histoire où Miku et ses 5 copains doivent réactiver 5 cristaux en dansant et en chantant. Pour cela, il faudra réussir 5 chansons d'affilée, débloquer la 6ème (sorte de medley-concert associant d'anciens tubes de Project Diva remixés...), et passer au cristal suivant. A la fin de cette mécanique, 30 musiques seront proposées ainsi qu'un morceau-medley final.
Cette progression laisse donc une certaine liberté au joueur qui pourra réactiver les cristaux dans l'ordre qui lui semblera le meilleur, le tout débloquant des costumes (appelés ici "modules"), des accessoires et pleins de petits cadeaux qui vous pourrez offrir à la bande en fonction de leurs goûts et centres d’intérêts... La collectionite aiguë vous poussera donc à faire et refaire les divers morceaux, et vous pourrez même augmenter enfin la difficulté par la suite !
La grande force de ces objets à collecter, c'est aussi de customiser votre idol en lui enfilant un nouveau costume (certains sont bien délirants) mais aussi en l'équipant d'une flopée d'accessoires qui, bien associés, vous permettront d'ajouter à votre score (ou "voltage") un substantiel bonus de points, qui permettent de valider la chanson : bien pratique pour les titres les plus difficiles (bonjour le mode extrême !). A moins que vous ne soyez hardcore et que vous décidiez de ne PAS mettre le moindre accessoire pour rendre le jeu plus facile. A vous de voir !

Tout ce cosplay est visible sur l'écran de la PsVita, et vos petites idols virevoltent avec grâce et tonus : les chorégraphies sont superbes, bien cadrées, bien animées. Les graphismes sont vraiment superbes, les décors très nombreux (un par zik en fait...) , les effets de lumières et de particules explosent la rétine. Bref, techniquement parlant, Project Diva X exploite parfaitement le hardware vieillissant de la portable de Sony : après un superbe Persona 4 Dancing All Night (édité par SEGA aussi, et programmé par la même équipe spécialisée en jeux musicaux), SEGA montre que la petite Vita a encore de la ressource et qu'elle affiche du 60fps sans broncher, malgré la débauche d'effets visuels.

Au rayon des petits défauts : l'absence d'écran de chargement (alors qu'ils apparaissent tous dans le générique final!), l'impossibilité de jouer en hard ou extrême dès le départ de l'aventure, le loot aléatoire des modules et autres objets bonus... Rien de rédhibitoire ou qui ne puisse être amélioré lors d'une inévitable suite, et en tout cas rien pour bouder son plaisir.

Car vous l'aurez compris, Project Diva X est un très bon jeu, efficace et généreux, capable de vous filer la pêche en une seule partie. Son énergie et sa bonne humeur contagieuse vous feront à coup sûr trémousser de plaisir devant votre petite PsVita. Merci, Miku ! Et à bientôt pour un X-2...
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